Plongé dans son univers onirique, Jim Petit s’est laissé porter par sa musique.
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Immersion imaginaire

Le concert de Jim Petit à Marbach commenté par les DNA

Un concert expérimental, parfois difficile, mais d’une pureté rare. Jim Petit n’a pas fait l’unanimité ce week-end à Marbach, à Obermorschwihr, et c’est bien dommage.

Un travail sur les tâlas (musique indienne) avec une pointe psyché folk ont poussé Jim Petit vers une recherche dans les profondeurs de l’âme, bien avant la naissance. Une œuvre axée autour d’une pièce maîtresse de 35 minutes intitulée Songe d’une naissance concertante , la vie d’un fœtus plongé dans son milieu maternel, perceptions sensorielles de tout un univers extérieur et intérieur, sources d’émotions à la fois fortes et douces. Une performance philosophique et artistique, fruit d’une longue résidence qui aura duré 18 mois où l’artiste s’était investi corps et âme à la composition de ce nouvel album Karma.
Pari audacieux qui méritait bien plus que de simples applaudissements. Des pièces écrites pour orchestre symphonique complexes et totalement nouvelles, une musique concertante pour Jim Petit, plus habitué aux sonorités lancinantes de la guitare slide.
Parfois hésitante, sa prestation orchestrale n’était pas sans force, fallait-il encore se plonger entièrement dans son voyage pour en apprécier toutes ses subtilités et ses nuances musicales ; une immersion naturelle pour certains, moins pour d’autres. Peut-être une difficulté supplémentaire pour l’auteur, celle de guider son auditoire vers une perception artistique commune, une fusion totale entre le réel et l’imaginaire source d’intenses vibrations.

Plongé dans son univers onirique, Jim Petit s’est laissé porter par sa musique.

Plongé dans son univers onirique, Jim Petit s’est laissé porter par sa musique. PHOTO DNA-F.Zl

Karma , à paraître le 20 septembre

Pour cette œuvre unique en son genre, Jim Petit a collaboré avec plusieurs artistes comme Sébastien Eidenschenk à la basse, Arnaud Dieterlen à la batterie (Baschung, Higelin…), Elise Humbert au violoncelle (Thomas Kieffer), Piero Raglianti à la grosse caisse, Udai Mazumdar au tabla (Ravi Shankar), Nicolas Husser pour la direction de la chorale Chanteval ainsi que Frédéric Unterfinger et Jean-Jacques Futterer pour la programmation symphonique.
Enregistré en studio grâce à la complicité de David Husser, son Karma sortira le 20 septembre prochain. Abouti et totalement inédit, il sera à coup sûr promis à un bel avenir. « Une naissance concertante » certes, mais, surtout, d’une grande beauté.

publiée le 16/09/2014 à 05:00

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