affiche concert du 8 juin 2014
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Époustouflant concert !

Un article bien élogieux paru ce jour dans les Dernières Nouvelles d’Alsace. Ci-après sa transcription in extenso.

Quel concert ! D’un professionnalisme à couper le souffle. Pas la moindre désharmonie, même pas d’une épaisseur d’une feuille de papier à… musique ! Rien que du bon, du beau, du solide, du costaud, dimanche à Munster. Et quels chefs ! Remarquables, aussi bien Nicolas Husser, de la chorale Chanteval, que Gilbert Dangin dirigeant la chorale Sama Veda venue de l’Essonne. Et quel pianiste aussi, en la personne de Jean-Paul Roth ! Le concert avait débuté par un air de Mozart, de toute beauté, suivi par un chant d’Irwing Berlin (l’auteur du fameux White Christmas). Pour la petite histoire, rappelons que ce compositeur (mort à 101 ans) avait vu le jour en Biélorussie, mais se retrouva à l’âge de 5 ans aux USA. De son vrai nom Baline, son patronyme « Berlin » proviendrait d’une erreur de transcription ! Sous la direction absolument magistrale de Nicolas Husser, la Chanteval s’est illustrée dans des chants balayant tous les horizons. Très appréciés auront été Siracuse de l’inoubliable Henri Salvador, mais aussi, le Peter Gunn de Henry Mancini, ce musicien né à Cleveland en 1924, de parents italiens, et qui, à partir de 1945, fut pianiste arrangeur du légendaire Glenn Miller. De 1952 à 1958, il composa une centaine de musiques de film, dont celle de la loufoque Pink Panther.

Une divinité de l’hindouisme

Chanteval est une chorale de tout premier plan, d’une grande homogénéité des voix, d’une justesse quasi parfaite. Des prestations faites de conviction et de fraîcheur, empreintes de sérénité en totale communion avec le public. Un ensemble qui, de toute façon, mériterait que l’on l’entendît plus souvent. Que signifie « Sama Veda » ? « Une divinité de l’hindouisme, tout principalement celle de la musique » a expliqué le président de la seconde chorale, celle qui est venue de l’Essonne. Une formation qui a fait une énorme impression avec, pour introduire la seconde partie de la soirée, un étonnant chant japonais, certes, teinté d’occidentalisme. Celui-ci fut suivi par un Stabat Mater, oeuvre grande et intéressante écrite par un compositeur qui mériterait d’être connu : J. Rheinberger (1839-1901), organiste et professeur à Munich. Et que dire du célèbre Panis Angelicus (1872) du papa César Franck, celui que certain avait surnommé le « Wagner français », après qu’il eut composé son chef d’oeuvre, la Symphonie en ré mineur. Excellente cohésion, là aussi. Des voix sûres et assurées, capables de transporter tous ceux qui ont su pousser la porte de l’église protestante, en ce dimanche de Pentecôte… Les transporter au-delà du bien et du mal, au-delà des souffrances, des peines, des soucis du quotidien. Rafraîchissants, ô combien, les deux Gospels God be with you et Cantar. Bonne conclusion de ce concert que celle de cette note allègre, donnant une réelle bouffée d’oxygène. Le tout dirigé du clavier par un chef d’exception : Gilbert Dangin. Et enfin, la cerise sur ce gâteau (très) musicale ? Deux bis, offerts conjointement par les deux chorales : le splendide Cantique de Jean Racine (1 873) de Fauré (dir : N. Husser) et le Zigeunerleben attribué à Schumann (dir : G. Dangin).

Voir l’article dans la page des DNA

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