Bruno Soucaille à la tête de l’Orchestre de chambre de Sélestat.
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Cantates et symphonies par L’Orchestre de chambre de Sélestat

Concert – Sélestat – 35 ans de la chorale Chanteval

article des DNA du 10 décembre 2018

Bruno Soucaille à la tête de l’Orchestre de chambre de Sélestat.

Bruno Soucaille à la tête de l’Orchestre de chambre de Sélestat. Photo DNA

Deux chefs ont assuré la direction du concert, Nicolas Husser à la tête de sa chorale venant de Munster et Bruno Soucaille pour les parties symphoniques et des grands ensembles. Dès l’ouverture les parallèles sont plus qu’évidents dans les chants de Fanny Mendelssohntels Schöne Fremde et Hörst du nicht die Bäume rauschen ?, face au Morgengebet ou Im Walde de son frère.

Une sensibilité féminine dans une douce querelle avec l’écriture plus objective, telle une opposition sonnet – ballade ou encore portait – paysage. Après ces quatre compositions a cappella, Nicolas Husser passe la baguette à Bruno Soucaille lequel dirigera son ensemble instrumental dans la quatrième Symphonie londonienne de Joseph Haydn.

L’aîné des classiques viennois achève en 1809 – sur un grand succès à Londres – sa longue vie. La même année vient au monde Félix Mendelssohn – Bartholdy, ce romantique fasciné par J.S. Bach.

La cantate

Mis à part l’immense forme de la passion, c’est bien la cantate qui constitue l’apogée de l’époque baroque. Ainsi le Cantique de Jean Racine composé par Gabriel Fauré s’inscrit bien dans une tradition séculaire.

Dépourvu des traits germaniques il est une réplique française de la formule absolue de J.S.Bach. Les teints pastel et la souplesse rythmique sont une marque du compositeur.

Le Lobgesang de Fanny Mendelssohn est ainsi mis en contexte ; le chœur, l’orchestre et la brillante soliste Anne-Claire Despretz ont su donner la dimension de ce chant des remerciements envers le Créateur après l’heureux accouchement de la compositrice – féministe. Il trouve un écho parfait pendant l’actuelle période de l’avent.

J.T.

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